Le marché de l’assurance vie individuelle n’est plus un secret pour le cabinet Facts & Figures qui l’étudie depuis plus de 11 ans. En effet, ce spécialiste l’analyse à partir de plus de 120 contrats chaque année pour en déceler l’évolution et en retenir l’essentiel. A partir des données que cette société a recueillies, LOUTRIX vous explique dans les lignes suivantes tout ce qu’il faut savoir de ce marché de l’assurance vie pour cette année 2018.

Les points positifs  :

La PPB est montée à environ 3,35% fin 2017

La PPB ou Provision pour participation aux bénéfices a nettement augmenté par rapport à 2012 durant laquelle elle était en moyenne de 1,50% au maximum. “ce qui est bénéfique pour les rendements“, souligne Cyrille Chartier-Kastler qui explique que “cela permet aux assureurs de prendre un peu plus de risque pour leurs fonds euros” compte tenu des critères de Solvabilité 2.

Facts & Figures extime que le taux moyen servi sur l’assurance individuelle s’élève à environ 1,67% en 2017.

Si ce chiffre est différent de celui de la FFA qui compte les contrats collectifs de type article 39, l’écart reste énorme entre le taux moyen servi par les fonds euros de contrats en gestion privée qui est de 1,93% et celui servi en épargne standard de 1,54%, alors que celui en épargne patrimonial est de 1,88%.

Le taux de rendement pour 2018 a une tendance à la baisse

Pour ce premier semestre, il est clair que le taux de rendement présente une baisse de -10 à -20 points environ. Ce qui est l’équivalent de 1,50% de frais de gestion, en plus des prélèvements sociaux et l’inflation. Dans tous les cas, le rendement pour 2018 reste en général méconnu, il peut augmenter ou baisser selon les différents facteurs en jeu.

Les points négatifs  :

Le taux d’UC évolue selon la courbe du CAC 40.

Ce n’est que lorsque le taux augmente que les épargnants entreraient massivement sur les UC, c’est à dire au pire moment de l’année. “(Les Français) ont une piètre culture financière et rentrent sur les marchés au plus mauvais moment“, explique Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du cabinet Facts & Figures, à loutrix.

La croissance des encours ralentit

Les intermédiaires en assurance qui gagnent leur vie depuis un pourcentage de l’encours de leur client se voient désavantagés par ce phénomène.

En effet, si la collecte a atteint les 135 Md€ par an et les prestations augmentent actuellement d’environ 4 Md€ par an, les encours continuent de croître, mais au ralenti.

L’assurance vie a perdu en popularité :

Cette perte de popularité serait, selon Cyrille Chartier Kastler, lié aux politiques de pilotage de la collecte vers les UC. A cause de cela, l’épargne standard aurait baissé à seulement 50 Md€ de collecte en 2017 alors que l’épargne patrimoniale s’élèverait à 47,6 Md€ contre 22,6 Md€ pour l’épargne en gestion privée. Sachant que ces deux branches appartiennent à moins de 10% des Français, il est donc normal de constater que les encours de l’assurance vie standard de 766 Md€ ont baissé à moins de 50% des encours totaux vers la fin de l’an dernier.

Le taux moyen des fonds euros a baissé considérablement

S’il était de 1,7% en 2016, ce taux est descendu à 0,5% en 2017.