Dans le nouvel univers de l’assurance-vie se côtoient aujourd’hui un petit nombre de fonds d’épargne flexibles et rentables qui concourent à la performance de l’investissement. Si les fonds en euros ont donc longtemps pâti de la baisse de leur rendement, les fonds « opportunistes » et « immobiliers » compensent cette faiblesse grâce à leur haut potentiel rémunérateur. Tour d’horizon sur les meilleurs fonds du marché.

L’instabilité fiscale et financière qu’a subie consécutivement le contrat d’assurance-vie au cours des sept dernières années a quelque peu terni sa réputation. Si ce placement favori des Français s’affichait d’antan au premier rang du choix des épargnants, on risque probablement de le perdre de vue d’ici quelques années. A fortiori, quand sa performance moyenne qui depuis toujours, a fait figure d’excellence, n’a cessé de baisser et continue toujours de le faire. Cette situation doit logiquement renvoyer des signes de faiblesse de la part des compagnies d’assurance.

C’est pourtant avec surprise quand a constaté l’an passé un effet à l’envers. Car si l’on annonçait un effritement du rendement sous l’effet de la baisse des taux longs et du maintien de l’inflation à 1%, la tendance a démontré une quasi-stabilité voire une hausse pour certains supports.

Les fonds alternatifs : un moyen efficace pour préserver le rendement de son investissement en assurance-vie

Qu’est-ce qui explique donc cette contradiction ?

Le secret est dans la composition du portefeuille. Si on avait l’habitude de se fier aux fonds euros classiques, ce qui ne doit plus forcément être le cas aujourd’hui, ce support d’épargne nous réserve désormais une meilleure diversification avec les fonds euros dynamiques et immobiliers. Coup de chance lorsque ces derniers offrent en plus de la performance une sécurité garantie.

Quand on parle de performance, on pense immédiatement au taux de rendement. En moyenne, ces fonds ont généré un taux respectif (net de frais de gestion) de 2,21% (fonds euros dynamiques) et 2,46% (fonds immobiliers) en 2017. Les fonds en euros classiques pour leur part, ont servi 1,60%. Même si ceux-ci ont donc représenté 1300 milliards d’euros en encours, le résultat produit ne fait pas preuve du même dynamisme.

En revanche, les fonds spécifiques qui se réservent une part plus ou moins modeste des provisions exposent une performance remarquable. Toutefois, on ne peut compter sur la rémunération stimulante de ces fonds qu’en investissant dans des contrats distribués par les CGPI et exclusivement, dans des supports en unités de compte (UC).

Les performances supérieures à celles des fonds euros classiques

On reprend les chiffres fournis par le site GoodValueforMoney.eu pour mettre le projecteur sur la performance des deux fonds vedettes de l’assurance-vie. Le choix de la période d’étude a été principalement porté sur un an (2017) et cinq ans (2013 à 2017).

Dans le premier cas, le calcul des taux de rendement nets de frais et bruts de prélèvements sociaux a permis d’apprécier la supériorité des fonds en euro spécifiques par rapport aux fonds classiques. Voici les résultants recueillis en 2017 :

  1. Fonds immobiliers : 2,46 %
  2. Fonds dynamiques : 2,21%
  3. Fonds classiques : 1,60%

Sur cinq ans, le constat est similaire. En moyenne, les taux de rendements nets sont de :

  • 2,76% pour les fonds en euros dynamiques
  • 3,18% pour les fonds en euros immobiliers
  • 2,19% pour les fonds en euros classiques

Une allocation d’actifs ingénieuse

Si ces fonds en euros dits alternatifs présentent donc un fort potentiel pour l’épargnant, c’est parce qu’ils sont investis dans des actifs plus risqués mais rémunérateurs à moyen et long terme. On y retrouve notamment des supports phares tels que les SPCI, les actions, les fonds actions, les actifs obligataires ou encore les OPCVM.

En termes d’allocation d’actifs, les fonds immobiliers se composent pour l’essentiel de 48,4% d’actifs immobiliers et 9,7% d’actions. Les fonds dynamiques quant à eux incluent 22% d’immobilier et 16,5% d’actions. Ces parts sont assez importantes comparées aux fonds euros qui ne détiennent que 5,7% en actifs immobiliers et 8,1% en actions.

Fonds en euros immobiliers : performance régulière et élevée

Ces fonds se révèlent moins liquides au regard des actifs financiers, mais il faut reconnaître qu’en matière de rendement, leur assiduité est incontestable. La plupart des fonds immobiliers affichant le plus fréquemment les meilleures performances sur les marchés de la Bourse. Les assureurs-vie préfèrent cependant rester précautionneux dans leur collecte pour ne pas à subir un contrecoup, étant donné que les prix de l’immobilier sont actuellement très élevés et qu’un éventuel revirement de la situation pourrait s’avérer dramatique.

On classe les fonds immobiliers les plus rentables en fonction de leur rendement moyen sur 3 ans (2015 à 2017). Par ordre de valeur, ce sont :

  • Sécurité Pierre Euro (Assureur : Suravenir, contrat : Sénipierre) avec 3,67%
  • Euro Allocation Long Terme (Spirica) avec 3,18%
  • Europierre (ACMN Vie – Diade Evolution) pour un rendement de 2,23%
  • Des fonds dynamiques potentiellement rentables et sécurisés

De leur côté, les fonds dynamiques (investis majoritairement dans les actions) sont plus volatils mais apportent une garantie en capital et un rendement nettement supérieur (4%). En outre, ils peuvent réaliser une meilleure surperformance par rapport aux fonds euros classiques (la marge envisageable variant de 0,5% à 0,7%).

Sur trois ans, les meilleurs fonds en euros dynamiques sont représentés par :

  • Sécurité Target Euro (Oradéa Vie – Target) avec 3,63%
  • Euro Allocation Long terme ( Spirica) avec 3,18%
  • Suravenir Opportunités (Suravenir) avec 3,17%